La légende de Yaya (7)

Publié le par Le monde de Nilumel

- 7 -
 
Un instant j'hésitais! Ma maison n'était pas très loin. Il me suffisait de dévaler le boulevard, de courir ensuite sur la droite et je me retrouverai dans mon foyer! Mais, ma curiosité était plus forte que ma peur! Si j'abandonnais ici, ne perdrais-je pas à jamais la chance de découvrir le secret de Yaya? Oubliant la prudence, je me précipitais à la suite de Lodi.
 
Je me retrouvais, une fois de plus, à arpenter les galeries immenses des égouts derrière la queue d’un rat. L’obscurité se referma sur nous, et seul le son cristallin de gouttelettes d’eau se répercutait sur la paroi. Parfois, un crissement, suivi de la lueur rosâtre d'un regard me faisait comprendre que nous n'étions pas seules, mais cette fugitive présence disparaissait aussitôt dans un trou du mur. J’étais fatiguée, triste et de plus, j’avais faim et soif. Fallait-il que je partage le repas d’épluchure des rats ? Quand tout à coup, j’eus une idée...
- Qui est Mél ? demandais-je.
- Heu! Mél ? Ce n’est personne, je ne sais pas, dit-elle, gênée.
- Si, si, tu as dit que je ressemblais à Mél, qui est-ce ?
- Ecoute, c’est un secret, si tu me promets de ne rien dire... Je promets, je promets...
- Melchion est un humain, murmura-t-elle, un enfant humain.
- Et alors ? dis-je, certaine d’être tombée sur une information appétissante.
- C’est un enfant abandonné qui est élevé chez les rats.
- hooo ! élevé chez les rats ? mais, qu’est-ce qu’il mange ?
- Tu n’y comprends rien, il est élevé dans un but bien précis.
- Lequel ?  demandais-je avidement.
- Je ne peux t’en dire plus, j’ai déjà trop parlé, dit-elle en regardant autour d’elle avec angoisse. S’il te plaît, ne parle pas de ce que je viens de te révéler, je serai punie et toi aussi. 
 
A peine avait-elle terminé sa phrase qu’on entendit au loin une musique. Un filet de flûte doux et nostalgique, empreint d’une tristesse indéfinissable, la même musique que dans mon rêve... Les notes, démesurément allongée, se déployaient en arabesques le long des immenses couloirs.
- Qu’est-ce ? 
-Je ne sais pas, mentit-elle, gênée. Viens, Nicole, nous devons retrouver Canebière et elle se remit à trottiner.
Canebière, ha! ha! je compris tout de suite de qui il s’agissait et je souris intérieurement. Il m’avait dit qu’il n’avait pas de nom, par coquetterie évidement, quant on porte un si ridicule patronyme...
 
Je dus courir pour rattraper Lodi, abandonnant la douce musique et mentalement, je fis le point...
Décidément, ces souterrains recelaient bien des mystères. D’abord, Je n’avais toujours pas trouvé trace de Yaya. Pourquoi arrivais-je à comprendre le langage des rats ? Qui était cet enfant abandonné, qui vivait parmi eux ? D’où venait cette musique si belle et si envoûtante ? Où me menait-on ainsi, d’un pas si rapide ? Qu’allais- je devenir...Quand soudain, ma compagne se figea sur place et tendit le pavillon rose et développé de son oreille.
- Que se passe t ..?
- Chuuuuuut..., écoute...
Je restais silencieuse, seul le glouglou du ruisselet nauséabond murmurait à nos pieds... et puis soudain...
 
* * *

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M
<br /> J'ai vu que tu avais modifié ta publication. C'est beaucoup mieux comme ça, je trouve !<br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Merci de tes conseils <br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Ben si c'est le cas, je pense que ton récit y gagnerais si tu le présentais du point de vue de la petite Nicole ! Tu ne crois pas?<br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> TU as sans doute raison, je vais essayer de modifier mon texte dans ce sens! Merci <br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Voilà bien des questions qui arrivent en fin de cette partie, et effectivement, j'aimerais bien savoir moi aussi ! Au fait qourquoi Nicole est elle retournée dans les égoûts au lieu de rentrer chez<br /> elle ?<br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> La curiosité, le désir d'en apprendre plus sur Yaya, cette nouvelle amie (Lodi), tout cela fait qu'elle arrive a vaincre sa peur.<br /> <br /> <br /> <br />